Désolée pour les images coupées. Il faut que je les retaille une à une à cause du nouveau design :-(

Patience, patience... :-) 

La farandole des coquelicots


Hier, dans le Boudoir, nous avons publié un communiqué présentant un concours photo très estival: il suffit d'aller cueuillir chez Marionnaud un joli coquelicot et de le replanter sur le site  www.flowerbyyou.com (après l'avoir pris en photo ;-)).
Tout comme mon beau-papa, j'adore les coquelicots (et la lavande mais, ça, tout le monde, s'en fout !) et comme ma maman, mon parfum, c'est FLOWER by KENZO. Le coquelicot et moi, c'est donc une grande histoire d'amour et de tendresse.
Il représente à la fois pour moi les joies simples de l'enfance et les caprices des petites filles à couettes. Si sauvage et si fragile ! Pfiou ! Un mouvement brusque et hop, on perd un pétale. Vous n'imaginez pas combien de fois je suis rentrée chez moi en courant quand j'étais petite avec un coquelicot à la main pour me rendre compte devant la porte, dépitée, qu'il ne me restait plus rien entre mes doigts ! :-) 
C'est ausi l'image de l'opulente tendresse maternelle car c'est le parfum sur lequel ma maman a craqué il y a quelques années. Chaque fois que j'arrivais chez elle et qu'elle me prenait dans ses bras, j'étais accueillie par des effluves de FLOWER by KENZO et puis c'est devenu le symbole de "l'amour tout court" par un soir de janvier 2006 quand mon Sergent m'en a offert un flacon en plein restau. C'était notre Noel à nous et nous mangions une pizza à trois dans un restaurant désert. Nous n'avions que peu de moyens à l'époque. Aussi avais-je acheté un livre de poche à mon Chéri  (Terry Brooks - L'épée de Shanara ) et j'espérais dans mon for intérieur qu'il avait aussi pensé un peu à moi car il ne faisait jamais de cadeaux. "On n'a pas d'argent" qu'il disait tout le temps. N'empêche qu'une fleur de temps en temps, quand on est une femme... hein ? Et bien, ce soir-là, mauvaise langue que je suis, j'ai eu... la fleur, le flacon et l'ivresse ! :-)
Je ne m'attendais pas à un tel cadeau car mon Sergent est tout sauf... sophistiqué, dira-t-on. Le parfum, le shopping... tout ça, il déteste. Pourtant, comme un grand, il est allé tout seul dans une parfumerie sentir parfum après parfum pour chercher celui qui était "moi" à ses yeux (enfin, à son nez !). J'étais émue aux larmes. Non seulement, je n'aurais jamais pensé à m'offrir ce parfum (j'opte pour des parfums peut-être trop sucrés) mais, en plus, Sergent avait fait des heures sups à tout-va pour m'offrir ce cadeau
Le coquelicot, pour moi, c'est définitivement symbole de beaucoup d'amour ! :-)
 
Je vous propose donc de faire une farandole de coquelicots à l'image de la farandole de sapins que nous avons fait à Noël. Bien sûr, elle est inspirée par la campagne de KENZO mais je serais ravie d'accueillir aussi vos photos de vrais coquelicots, que vous ayez ou non un Marionnaud près de chez vous.
Peut-être qu'une fois construite, on pourrait offrir notre farandole de coquelicots au site de Flowerbyyou. Qu'en dites-vous ? 
champ_W550.jpg 
 
Posted on samedi, avril 19, 2008 at 08:46AM by Registered CommenterFlannie in | Comments5 Comments | PrintPrint

Recette beauté à l'huile d'argan

Il y a peu, j'ai découvert 

 resonances_logo.jpg

qui vend en ligne et dans plusieurs boutiques de France et de Navarre (la liste ici) des produits bien-être et bio.

Avant, je me fournissais essentiellement dans les magasins bio autour de chez moi et chez Nature et Découvertes pour les cadeaux. Maintenant, je peux ajouter RESONANCES à ma liste. :-)

Grâce à leur générosité, Camille et moi avons reçu quelques produits (que 2 lectrices auront à leur tour la chance de tester bientôt !). Parmi eux, un beau flacon d'huile d'argan bio

Celles qui commencent à me connaître savent que je suis accro aux huiles végétales bio. Aussi, vous n'imaginez pas comme j'étais ravie. J'adore l'huile d'argan !

Certaines personnes hésitent souvent à acheter cette huile à cause de son parfum qu'elles trouvent désagréable. J'en profite ici pour remettre les pendules à l'heure (décidement, les pendules sont très casse-pieds !): une huile d'argan de qualité a un  parfum très discret. Seules les autres ont une odeur plus prononcée. Ca se voit aussi à la couleur.

Celle que j'ai eu chez Résonances est vraiment très bien et bio (ce qui ne gâche rien !;-)). J'en utilise seule sur le corps et les cheveux (rectif: "j'en utilisais" car j'ai fait tombé le flacon hier matin dans la douche et il s'est cassé...) mais aussi dans  mes lotions démaquillantes ou dans mes baumes pour le visage.

argan_huile.jpg 

Voici 2 petites recettes maison toutes simples:

La première est une lotion toute simple et non-grasse (c'est pour ça que j'aime particulièrement l'huile d'argan).

titrelotion_arganoranger.jpg 

Tout est dans le titre ! :-)

Pour cette lotion, il nous faut:

  • 15cl d'infusion de verveine
  • 15cl d'eau de fleur d'oranger
  • 1 cuillère à soupe d'huile d'argan

Je ne rajoute pas de miel cette fois car je trouve que ça ne se marie pas bien et j'attends surtout que l'infusion ait refroidi avant d'ajouter l'eau de fleurs et l'huile. Dans une bouteille teintée, elle se conserve au congélateur une semaine mais quand on a des frimousses et des petites fesses de bébé à laver avec, ça dure bien moins longtemps ;-)

divider.jpg 

Avec l'huile d'argan, j'ai également décidé de faire un baume anti-rides car c'est une huile très riche en vitamine E et acides gras insaturés qui est réputée pour son action anti-vieillissement. J'ai choisi de lui ajouter quelques ingrédients que 'javais déjà à la maison et qui sont également très riches en vitamine E. Malheureusement, je viens de me rendre compte que je ne pourrais pas vraiment vous conseiller de recette car j'ai mesuré les quantités à vue d'oeil. Je vous laisse juste avec les ingrédients pour l'instant et ferai l'effort de peser la prochaine fois que je ferai cette crème :-) 

baume_antirides.jpg 

J'ai donc choisi

  • de l'huile d'argan
  • du beurre de tamanu (ou du beurre de karité et de l'huile de tamanu, c'est pareil et c'est génial)
  • du beurre de karité
  • de l'huile de germe de blé
  • de la cire d'abeille
  • et un peu d'eau de fleur d'oranger pour le parfum

J'ai d'abord fait fondre la cire d'abeille et les beurres au bain-marie avant d'ajouter les huiles. J'ai gardé l'eau de fleurs d'oranger pour la fin.

Promis, la prochaine fois, je serais plus précise !:-) 

 

Posted on vendredi, avril 18, 2008 at 09:23AM by Registered CommenterFlannie in | Comments7 Comments | PrintPrint

Nouvelle tête

cheveux_moi.jpg 

Dans la rubrique " Mes cheveux et moi" (faîtes moi penser à poster le dernier épisode de ma saga !), voici mon dernier coup de tête:

cheveu_coupe.jpg 

J'ai tout coupé hier soir.

Si !

Marre de chez marre de ne plus avoir le temps de me démêler les cheveux (Sergent pense qu'ils sont tellement redoutables qu'on pourrait les envoyer à l'armée et les vendre comme arme de guerre... ). Avec la longueur que j'avais depuis quelques temps, impossible de me démêler en moins de 30mns... et 30mns non-stop pour mes cheveux, à la maison, je n'ai pas. 

Vous savez ce que font mes cheveux quand on passe une journée sans les démêler ?

Non ?

Des noeuds sournois qui se nouent autour de n'importe quel petit bout de laine ou fibre et l'étrangle jusqu'à former une... mini-rasta (ça, c'est au bout de quelques jours sans démêlage) ! Et pour virer une mini-rasta, il me faut ensuite des tonnes de démêlant et de patience.

En ce moment, je rêve plutôt de facilité, voyez-vous. Alors, j'ai tout coupé et me suis badigeonnée d'huile d'argan (merci les petits gars de chez Résonance ! ;-)).

Voici le résultat, cheveux mouillés:

 cheveu_coupe_tete.jpg

Maintenant qu'ils sont secs, par contre, j'ai un peu l'impression d'avoir une pyramide de moumoute frisée sur la tête. Vous avez une idée de ce que je peux faire pour arranger tout ça ? (Ne me répondez pas d'aller chez le coiffeur, ça va m'énerver ! ;-))

 

Posted on jeudi, avril 17, 2008 at 08:06AM by Registered CommenterFlannie in | Comments16 Comments | PrintPrint

Du temps pour ranger et rire !

le_temps.jpg
Posted on mercredi, avril 16, 2008 at 08:34AM by Registered CommenterFlannie in | Comments10 Comments | PrintPrint

Dernière promenade

Hier, j'ai téléphoné à ma petite mémé pour le souhaiter un bon anniversaire. 90 ans, vous imaginez ? J'ai déjà du mal à me projeter jusque mes 40...

Avant de l'appeler, j'ai fait le tour de mes petits textes et photos. Le temps a passé à une vitesse folle depuis son déménagement ! Heureusement pour moi que ma petite fille est venue m'encombrer le corps et l'esprit à ce moment-là car je déprimais beaucoup à l'idée de cette rupture. Et puis, je m'y suis faite. J'ai revu ma petite mémé l'été dernier à l'occasion de notre première visite dans sa nouvelle région.

Voici un texte que j'ai écrit une semaine avant son départ. J'avais tellement mal que c'était plus facile pour moi d'écrire que pleurer. Ca m'a fait plaisir de relire ce texte car depuis, j'ai refait une ballade avec elle le long d'une plage. Ce n'était plus juste "elle et moi" mais c'était déjà ça. J'espère encore avoir la chance de faire quelques autres ballades avec elle (même si pour ça, je publie des tonnes de billets sponsorisés pour payer le train ;-pppp).

 

 

Cet après-midi là, Gisèle emmenait son fils Victor et sa propre grand-mère au parc…

Quatre vingt huit balais fermement accrochés à son bras gauche, vingt deux poussières volant de l’autre côté, elle attendait fièrement devant le passage piéton, souriant au monde avec assurance, malgré ses cheveux ébouriffés, ses baskets sales et le vieux tee-shirt de ménagère qu’elle n’avait pas pris le temps de repasser. Rien de cela ne lui importait. Elle était pour quelques heures le fil conducteur du temps, le pont entre deux générations éloignées qui ne demandaient qu’à s’aimer. Cela la transportait de bonheur et la grandissait plus que n’importe quelle paire d’escarpins n’aurait pu le faire.

Alors qu’ils s’engageaient sur le passage piéton, Gisèle sentit la main de sa grand-mère resserrer son étreinte sur son bras et celle de son fils lui filer entre les doigts. Elle fronça les sourcils, rattrapa aussitôt le chenapan et s’empressa de sourire à sa grand-mère pour la rassurer. Comme l’enfant qui veut montrer qu’il est assez grand pour traverser seul, Gisèle espérait prouver à sa grand-mère qu’elle maîtrisait pleinement la situation.

Mais, malgré tous les efforts qu’elle pouvait déployer, jamais elle n’avait l’impression que son aïeule la prenait au sérieux. Parfois, elle avait envie de lui crier qu’elle n’était plus une enfant mais une maman aussi. Une femme comme sa mère. Comme sa grand-mère. Comme elle, quoi. Mais la vieille dame ne semblait jamais le remarquer.

Elle préférait lui raconter comment elle avait aidé une certaine châtelaine à accoucher sous les bombardements ou comment son père avait disparu après l’explosion d’un pont par les Allemands…Aussi, Gisèle soupirait et se taisait, faisant mine d’écouter ces histoires qu’elle ne connaissait que trop bien.

Cet après-midi là, Gisèle ne soupira pas. Pas une seule fois.

Elle était contente, simplement contente de marcher aux côtés de la vieille dame. Tant pis si sa grand-mère la prenait toujours pour une enfant et son fils pour une mère trop envahissante, Gisèle voulait apprécier chaque instant avec eux car elle savait, elle se doutait…

C’était certainement la dernière fois que ce joli trio faisait une telle promenade…

et seulement la deuxième, en fait.

Secrètement, la jeune femme avait toujours espéré que sa grand-mère puisse s’occuper de Victor comme elle l’avait elle-même élevée, avec amour, tolérance, simplicité et rires. Mais le temps en avait décidé autrement.

La vielle dame allait déménager. Pas dans une de ces maisons où les murs étaient plus jeunes que les locataires. Non, elle partait pour commencer une nouvelle vie près de la mer, là où les parents de Gisèle résidaient depuis quelques mois. L’habitude voulait que les vieux regardent les jeunes partir loin d’eux pour le travail, l’aventure, la nouveauté et Dieu seul sait quoi d’autre… mais, dans ce cas précis, c’est la plus jeune qui restait et regardait ses aînés s’éloigner vers de nouvelles contrées. C’était comme une petite mort. Et Gisèle n’y pouvait rien à part faire son deuil. Elle avait déjà prévu de faire des tours et détours dans le quartier pour ne plus jamais passer devant la maison de sa grand-mère, la maison dans laquelle Gisèle avait encore sa chambre de jeune fille et qui bientôt serait vendue à un jeune couple.

Elle ne voulait plus jamais passer devant cette maison. Elle ne voulait plus jamais entendre son fils crier « Mémé, mémé » chaque fois qu’ils approcheraient de sa rue. Comment lui expliquer que la maison de mémé ne serait plus la maison de mémé et que personne derrière la porte verte ne lui ouvrirait avec un paquet de madeleines à la main ?

Gisèle allait devoir s’organiser car la maison de sa grand-mère se trouvait non loin de chez elle, sur la route d’à peu près tout sur terre, de ses rêves à ses souvenirs en passant par le cabinet du médecin, la poste, le supermarché… et il était hors de question qu’elle passe ne serait-ce qu’une seule fois devant le portail après le départ de la vieille dame. Les détours allaient donc être nombreux et prendre beaucoup de temps. Trente sept minutes pour aller à la Poste au lieu de treize, vingt minutes pour se rendre au supermarché au lieu de huit, vingt-six pour arriver chez le docteur au lieu de douze, en dehors des urgences, bien entendu… Une perte de temps que Gisèle comptait rentabiliser en évitant de craquer en pleine rue et d’inonder la chaussée des flots de ces larmes qu’elle redoutait tant.

Bien sûr, elle aurait préféré garder sa grand-mère près d’elle, rien que pour elle et pour son fils, les regarder se découvrir, apprendre à mieux se connaître, échanger leurs premières vraies conversations. Elle aurait voulu rentrer dans son vieux salon par un après-midi pluvieux et entendre la vieille dame raconter un de ses souvenirs d’avant-guerre au petit Victor, la bouche pleine de madeleines et les yeux ronds.

Gisèle aurait aimé s’occuper de la vieille femme jusqu’à son dernier souffle mais sa grand-mère avait catégoriquement refusé.

- Tu ne sais pas ce que c’est de s’occuper d’une personne âgée, ma fille ! C’est beaucoup de travail. Faut pas croire, je ne serais pas toujours aussi en forme ! Tu te souviens quand je devais changer les draps de ton arrière-grand-père ? quatre vingt dix kilos à bout de bras ! C’est pas une vie, ça !

- Mais, mémé, j’ai envie de…

- Tu auras bien assez de travail avec ton mari et tes enfants. Crois-moi ! C’est un service que je te rends en partant.

Gisèle n’avait pas envie de voir les choses de la sorte. Certes, elle se souvenait du temps que sa grand-mère avait passé à soigner ses arrière-grands-parents, de l’attention constante qu’elle leur avait prodigué, de la fatigue, des pleurs… mais elle se souvenait aussi des chatouilles sous les gros draps en flanelle, des histoires qu’elles se racontaient jusqu’à la nuit tombée, des câlins pour mieux dormir, des jeux dans le jardin quand les arrière-grands-parents faisaient la sieste, des tartes au sucre, du martinet poussiéreux qui n’avait jamais été décroché du mur, des confitures à la rhubarbe et des après-midi devant la vieille télé en noir et blanc . Pour tout ceci et plus encore, Gisèle aurait voulu rendre la vieillesse de sa grand-mère aussi douce et légère que son enfance l’avait été à ses côtés. Et puis, elle aurait voulu que son fils puisse connaître un peu mieux cette vieille grand-mère. Gisèle aurait voulu qu’il la voit avec ses yeux à elle, son cœur à elle, ses souvenirs… même si personne d’autre qu’elle ne pouvait regarder au travers de ses souvenirs avec les mêmes yeux.

Plutôt que de regretter, Gisèle décida de sourire au soleil et se colla contre sa grand-mère. Il faisait beau. Les yeux de la vieille dame ressemblaient à un lac de montagne étincelant au soleil. Ceux du petit garçon aussi.

Aux portes du parc, elle laissa Victor courir un peu devant et prit sa grand-mère par la main pour la diriger vers un banc à l’ombre. Deux vieilles dames aux cheveux mauve leur sourirent, une petite fille aussi. C’était toujours ainsi quand les générations se donnaient la main devant témoins. Le seul à ne pas s’attendrir sur le tableau fut certainement le pigeon qu’elles chassèrent du banc.

Aussitôt assises, grand-mère ferma les yeux et Gisèle dirigea les siens vers la fontaine où son facétieux gamin barbotait.

- Bon sang, il va être complètement trempé ! Mémé, je te laisse un instant…

- Vas, vas, répondit la grand-mère en ouvrant un œil. Il ne sait pas encore nager ?

- Bien sûr que non, s’écria Gisèle d’un peu plus loin, il n’a que vingt deux mois ! Et ce n’est qu’une fontaine, je ne vois pas le rapport.

- Ah oui, tu as raison… Au fait, tu sais nager, toi ?

- Ben oui, mémé. J’ai appris quand j’étais petite.

Sur ce, Gisèle sortit Victor de la fontaine et le coucha dans l’herbe pour lui ôter ses vêtements mouillés. Sa couche, au contact de l’eau, avait tant gonflé qu’on avait l’impression que le petit garçon était prisonnier d’un airbag.

- Je t’ai déjà raconté comment mon père avait appris à nager ?

Gisèle se tourna vers sa grand-mère en souriant. Bien sûr qu’elle savait comment son arrière grand-père avait été jeté à l’eau près de l’écluse mais elle la laissa raconter pour le simple plaisir de pouvoir converser avec elle. Et elle l’écouta, l’écouta… surtout une histoire, sa préférée. Elle faisait peur mais Gisèle ne s’en lassait jamais. C’était le fameux épisode de la gare. Sa grand-mère, alors jeune femme, s’était rendue à la gare avec sa mère pour prendre le train et visiter une amie. Comme elle était un peu sourde et que le hall de gare était bondé, elle n’avait pas entendu le sifflement, l’horrible sifflement qu’elle avait mille fois imaginé depuis… Celui annonçant la bombe qui allait tomber sur elle d’un instant à l’autre. Sa mère, elle, l’avait entendu et s’était enfuie sans demander son reste. Chaque fois que la grand-mère de Gisèle racontait cette histoire, elle en avait les larmes aux yeux et la voix qui chevrotait. C’est que sa mère l’avait abandonnée, vous voyez. Là, au milieu de la gare, tendant son ticket au guichet, elle s’était retrouvée seule, souriant au jeune homme qui allait compostait son billet quand la bombe s’était abattue sur eux.

- Oh, mémé ! Comme tu as dû avoir peur !

- Et non ! J’ai perdu connaissance avant de comprendre ce qui m’arrivait. Par contre, quand je me suis réveillais, il n’y avait plus personne debout autour de moi. Tout le monde était mort, même le jeune homme qui tenait encore mon ticket dans sa main.

- Quelle horreur ! Et tu n’en as pas voulu à ta mère d’être partie sans toi ?

- Bah, qu’est-ce que tu veux ? Elle ne savait pas ce que c’était que d’aimer…

Gisèle frissonna comme elle le faisait chaque fois qu’elle imaginait son arrière-grand-mère s’enfuir sans se soucier de la survie de son propre enfant. Elle embrassa son petit bout de Victor et remercia le ciel d’avoir épargné sa grand-mère lors de l’explosion de la gare. Certains disaient qu’elle avait dû se trouver près du cœur de l’explosion et que cela l’avait sauvée. D’autres que c’était le destin. Ou un ange gardien. Gisèle se plaisait à penser que c’était un peu de tout cela à la fois. Le plus important, finalement, c’est que sa grand-mère était avec elle dans ce parc, à cet instant. Le passé et le futur étant moins important que le présent.

Elles discutèrent ensuite de ce qu’elles feraient quand elles seraient loin l’une de l’autre. Victor riait aux éclats en tapant dans ses mains. La fontaine avait cessé de l’intéresser. Le visage de la grand-mère s’éclairait de petites taches de lumière tandis que le soleil jouait malicieusement entre les branches d’arbre. Pour rien au monde Gisèle ne voulait que cet instant s’arrête. Si seulement elle avait le pouvoir de figer le temps… mais elle ne l’avait pas et elle savait, elle se doutait…

Une nouvelle fois, elle partit à la poursuite de Victor, laissant sa grand-mère en plan sur le banc avec le bilan de sa vie. Le petit homme, lui, semblait mourir d’envie d’expérimenter cette bien étrange vie sans plus attendre.

- Attends, mémé, j’arrive !

Victor courait dans tous les sens. Gisèle courait après Victor.

- Tu sais que…

- J’arrive, mémé !

Les phrases de la grand-mère, à peine commencées, restaient en suspens chaque fois que la jeune femme s’élançait pour éviter bosses et blessures à son tendre chenapan.

Tant bien que mal, Gisèle surveillait son petit monstre et essayait de garder le fil, le fil des mots de sa grand-mère, du temps, de la vie, de l’amour… courant du passé au futur sans pouvoir s’arrêter sur le présent. Quand elle revenait près du banc assez longtemps pour écouter la vieille dame, elle découvrait le début d’une nouvelle phrase, pleine d’espoir, de promesses… et essayait, plus ou moins facilement, d’imaginer la chute de la précédente.

Un jour, elle ne l’imaginerait plus. Elle arriverait sans crier gare, mettant un point final à toutes ces histoires. Et Gisèle ne serait pas là…

… car c’était leur dernière longue promenade ensemble.

Posted on mardi, avril 15, 2008 at 08:56AM by Registered CommenterFlannie in | Comments13 Comments | PrintPrint

News du Week-end

Hello !
 
Comment s'est passé votre week-end ?
Le nôtre a été éreintant, plein de travaux et de visites imprévues (et prévues).
Même pas eu le temps de faire le gâteau de PCR pour ma belle-maman... mais elle connaissait la recette et l'aimait beaucoup ! Sinon, j'ai bien des tas de choses à vous raconter mais pas le temps ce matin.
Je reviens papoter tout à l'heure et vous parler des huiles que ma belle-soeur m'a envoyées de Tahiti (via belle-maman) !!!
Des week-ends comme ça, j'en veux bien encore mais pas toutes les semaines. C'est trop fatiguant et Sergent et moi avons l'impression de ne pas avoir passé 5mns ensemble. 
 
 
Posted on lundi, avril 14, 2008 at 07:35AM by Registered CommenterFlannie in | Comments15 Comments | PrintPrint

Dans le jardin de Gandhi

Je me dis que s'il n'y avait pas eu cette histoire de bombe lacrymo jeudi midi, nous ne serions jamais allés au Jardin de ville où étaient exposées ces photos de Fabian DA COSTA pour l'association humanitaire des enfants du Tamil Nadu. Il y avait donc du positif là-dessous ;-)

Je vous laisse méditer sur les citations de Gandhi et pourquoi pas en choisir une pour le prochain débat ?

gandhi1.jpg 

"Vis comme si tu voulais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours"

gandhi2.jpg


"Toute âme qui s'élève élève le monde" 

J'en ai encore une bonne dizaine. Je les mettrais peut-être dans la semaine en vous demandant de voter pour votre citation préférée, ce qui pourrait faire l'objet d'un futur débat dans le boudoir.
En attendant, je m'en vais faire du bricolage avec mon homme. On a comme ambition de récupérer une chambre bien à nous ! :-) 

 

Posted on samedi, avril 12, 2008 at 08:04AM by Registered CommenterFlannie | Comments7 Comments | PrintPrint

La véritable histoire du Petit Chaperon Rouge

 Attention ! Un loup peut en cacher un autre !

Vous croyez connaître l'histoire du Petit Chaperon Rouge...

mais savez-vous ce qui s'est passé AVANT ?

 

J'ai découvert hier avec Troispommes un petit livre dément pour les enfants et nous vous avons fait un petit montage pour vous le présenter:

chap_montagefinal.jpg 

Nous vous le conseillons vivement si vous avez un cadeau à faire ou si vous avez besoin de silence pendant 5 mns. Troispommes était tellement plongé dans la découverte de son livre que je ne l'ai presque pas entendu de l'après-midi (sauf pour dire à sa soeur d'arrêter de tirer sur les languettes :-)).

PS: il dit que les mamans sont sages elles aussi quand elles lisent ce livre ;-) 

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chap_montage2.jpg 

Peter revient la semaine prochaine pour les enfants sages ;-p J'ai mis la suite de ses aventures en ligne mais je ne les ai pas encore relues.

Merci pour les commentaires que vous avez toutes laissées hier. Je vous réponds cet après-midi en rentrant de l'école !

D'ici là, gros bisous ! 

 

Posted on vendredi, avril 11, 2008 at 07:35AM by Registered CommenterFlannie in | Comments5 Comments | PrintPrint

...

Ras le bol des esprits étriqués et des critiques gratuites que je peux lire au fil des blogs dès qu'une personne pond un billet sponsorisé. Les mentalités vont mettre beaucoup de temps à évoluer, je sais, en attendant, je ne force personne à lire ce blog et je ponds des billets sponsorisés quand ils correspondent à mes goûts.

J'aime les espaces de vente privées où on peut trouver des vêtements que je ne pourrais jamais m'offrir à prix fort. J'essaie d'ailleurs de vous faire profiter de mes bons plans quand j'en ai et, bizarrement, quand je mets en ligne une bonne affaire que je viens de trouver sur Brandalley, personne ne se plaint. Je crois même qu'on m'a déjà remercié.

Oh ! Surprise ! Je fais la même chose pour Espacemax dans un billet sponsorisé et "Bouh je suis une vendue !" Où est la différence ? C'est le même contenu d'un côté ou de l'autre, la même envie de faire partager des bons plans. Je ne vois pas ce qui change entre vous dire un jour "gratuitement et spontanément" que telle maison vend des pulls Manoush à -60% et vous signaler un autre jour que vous pouvez avoir un bon de réduction de 10 euros à l'inscription dans une autre maison. J'ai fait mes 2 notes exactement dans le même esprit.

Quant à savoir ce qu'il s'est passé avec ma note d'hier matin, c'est simple: je l'ai supprimée en voulant la modifier et je n'ai pas pu récupérer les commentaires.

Voilà tout.

 

Maintenant, je m'en vais faire des choses plus passionantes que me justifier sur ma façon de tenir mon blog, espace ou chacun est libre de venir ou non et où je fais ce que je veux même si je suis encore assez bête pour penser à m'expliquer devant mes lecteurs.

 

 

Posted on jeudi, avril 10, 2008 at 12:51PM by Registered CommenterFlannie | Comments27 Comments | PrintPrint

ESPACEMAX

disclaimer

 

Espace max

Aujourd’hui, il s’agit d’une campagne pour présenter la nouvelle égérie d’Espacemax : Zoé Félix.

 

Avant de lire le résumé de la campagne, je me demandais bien qui était Zoé Félix puis j’ai lu « Le cœur des hommes » et « bienvenue chez les ch’ti » et je me suis souvenue de la belle fille pleine de vitalité qui offrait une vision de la vie et de l’amour hyper zen au côté de Darmond dans « le cœur des hommes » (je n’ai toujours pas vu le 2 donc…. Chuuuuuuut !)

 

Elle est belle, elle est charmante, elle m’a l’air super pétillante. Y a pas à dire mais, tant qu’à faire, c’est surtout de ma copine Céline, d’Espacemax et de son bon de réduction dont je vais vous parler aujourd’hui (n’en déplaise à l’annonceur) car je parle en général mieux de ce que je connais que ce que je ne connais pas. ;-)

Ma copine Céline, c’est mon petit rayon d’ultra féminité de la semaine. Elle est célibataire et charmante. Elle a 26 ans, un amant de temps en temps. Elle a du temps à elle, du temps pour se faire belle. Les vergetures, elle ne connaît pas encore. Son teint a toujours l’air frais même les lendemains de « teufs ». Elle fait des chocolats chauds succulents et porte des fringues démentes.

 

Pour moi, c’est elle l’égérie d’Espacemax. Elle m’en a parlé un matin alors que je la questionnais sur un petit haut chicissime qui soit-disant lui avait coûté 3 fois rien.

 

- Je l’ai eu par vente privée sur Espacemax.com à moins… (je ne sais plus combien pour être parfaitement honnête) 70%. Tu ne connais pas ?

 

- Non moi, pour les ventes privées, je vais sur B*****.

 

Nous avons échangé nos bons plans pour acheter des vêtements de marque à bas prix et c’est ainsi que régulièrement je bave sur les ventes proposées (En ce moment, Les Fées du Bengale sont à l’honneur ! Mes yeux se sont régalés d’un top capucine à 24 euros au lieu de 60. Malheureusement, il n’y a rien à ma taille.)

Il n’a donc pas fallu me tordre un bras pour vous présenter Espacemax et vous inciter à vous y inscrire. :-) En tapant le code promo « EGERIE », vous pourrez même bénéficier d’une réduction de 10 euros valable un mois. C'est chouette, non ?

J'aimerais terminer cette note dans l'exprit habituel du blog avec un petit débat.

 

Quoi de plus naturel pour Zoé que de devenir l’égérie du site de ventes privées mode et tendances, « Espacemax ».
 

Depuis quelques semaines, l’actrice prête son image aux campagnes de communication d’Espacemax et est associée à la vie de l’entreprise. 

Bien sûr, je la trouve vraiment belle mais, pour moi, il n'y a pas meilleures embassadrices pour une marque que... les copines ! :-)

et_vous.jpg 

Quand vous achetez des vêtements dans une marque, vous êtes plutôt influencées par le style de Kate Moss sur leurs panneaux de pubs ou l'allure de votre copine Babette dans ces mêmes vêtements ?

 

 

Posted on jeudi, avril 10, 2008 at 02:55AM by Registered CommenterFlannie in , | Comments9 Comments | PrintPrint
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