Désolée pour les images coupées. Il faut que je les retaille une à une à cause du nouveau design :-(
Patience, patience... :-)
Entries in Ma minute Bridget (2)
Je suis un cadeau

J'avais, depuis quelques semaines déjà, fait une liste d'idées cadeaux mais aucune n'était suffisamment valable à mon goût pour un changement de décennie. Mardi, je lui ai acheté un livre de Fantasy, genre qu'il affectionne tout autant que moi. J'étais certaine de ne pas me tromper car c'était tout bonnement la suite d'un livre qu'il avait adoré. Je l'ai bien emballé, planqué dans l'appart et commencé un gros gateau au chocolat avec glaçage pour le lendemain.

- Pourquoi pas un string ?
- Un string ?
- Ouais, un truc rigolo avec un trompe d'éléphant devant !
- C'est nul, ça ! Je veux un vrai cadeau ! Et toi, qu'est-ce que t'en penses ?
Le fameux "toi" se gratta la tête mais ne répondit rien.
Des rivales imaginaires

Tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas écrit une note sur les hommes et les femmes !
Hier matin, mon amie Amélie m'a téléphoné, complètement désemparée. L'épouse d'un de ses collègues ne cessait de l'appeler pour l'insulter. La cause ? Un cadeau en remerciement d'un service rendu. L'épouse est devenue folle. Elle a accusé mon amie Amélie de vouloir nuire à son couple. Amélie a encaissé sans broncher (c'est une qualité que j'admire !), tentant de lui expliquer qu'elle s'entendait certes bien avec ce fameux collègue mais qu'elle n'essaierait jamais de détourner un mari de sa femme. L'épouse n'a rien voulu entendre. Il faut dire qu'Amélie est jolie et qu'elle brille d'un je-ne-sais-quoi qui la rend très attirante auprès des hommes et des femmes. C'est comme ça. Moi, j'aime beaucoup. D'autres en ont parfois un peu peur. En tout cas, elle ne passe pas inaperçue. Le vrai problème de l'épouse en question, ce n'est pas, à mon avis, le cadeau de remerciement ou les yeux d'Amélie, ce sont ces fameuses 8 heures de travail que son mari passe en compagnie d'une autre femme avec qui il rit et discute peut-être plus qu'avec elle.
Après avoir raccroché, je me suis demandée comment je réagirais à la place de cette femme. Si j'apprenais que mon mari bosse avec une belle femme et qu'il a beaucoup d'affinités avec elle, je pense que je serais jalouse, en effet. Pourtant, je ne me vois pas sauter sur sa collègue et l'insulter. Mon mari est grand, il a bientôt 40 ans, s'il faut discuter du problème avec quelqu'un, c'est bien avec le mari, non ?
Heureusement pour moi, mon mari ne travaille qu'avec des hommes. Je rectifie: "ne travaillait" qu'avec des hommes car j'ai appris hier soir, entre deux cuillères de semoule, que sa collègue le charie beaucoup.
- TA collègue ? ai-je répété en laissant couler un gros filet de bouillon le long de mon menton (je m'agace moi-même quand je fais ça...) T'as une collègue ? Mais... Mais je croyais qu'il n'y avait que des hommes dans ta boîte !
- Non, il y a la fille qu'Ed a engagé pour me remplacer à mon ancien poste.
- Là où il fallait porter des trucs hyper lourds ? Pff...
- Oh elle se débrouille bien, tu sais.
- N'empêche, toi, t'étais épuisé quand tu faisais ce boulot.
- Oui mais tu sais, les gars ne jurent que par elle. A mon avis, elle ne porte pas grand'chose. Elle me l'a dit, d'ailleurs: "Dès que j'arrive quelque part, ils se précipitent tous pour m'aider."
- Heureusement pour elle. Ce n'est pas vraiment un boulot de femme.
- Non... mais pourquoi tu tires ton nez ?
- Bah j'tire pas mon nez !
- Oh mais tu ne serais pas un peu jalouse, toi !
- Nan !
Et pendant ce temps, aux infos, on voyait la tête auto-suffisante du trader qui a presque coulé la banque dans laquelle nous avons mis nos faibles économies.
- N'empêche, continuais-je, tu ne m'as jamais parlé d'elle avant. Ca fait longtemps que tu as changé de poste.
- Bof, je n'y ai pas pensé, c'est tout.
- Mouais...
Il était quand même hyper fortiche, ce trader !
- Et elle est sympa, cette fille ?
- Ouais, elle est marrante. Très dynamique et elle a l'air d'avoir beaucoup de caractère. Tu sais ce qu'elle m'a dit tout à l'heure ?
- Ben non.
Et Sergent m'a raconté leur conversation en riant. En effet, elle avait l'air marrante. Très spirituelle. Mais normalement, voyez-vous, c'est moi la seule femme qui fait rire mon Sergent. Grrr... Merde ! Zut ! Flute ! Etais-je jalouse ? Meuh noooon ! Et là, je me suis entendue poser la question pityable par excellence qui démontre que j'ai une parfaite assurance:
- Elle est jolie à quel point ?
Oui, la question nulle qui démontre à quel point la personne qui la pose est pathétique à souhait.
- Elle est jolie, certes.... (temps de pause) Les autres la trouvent géniale mais elle n'est pas à mon goût.
- Ok, c'est bien.
- Et puis, tu sais, elle ne s'intéresse pas à moi.
- QUOI ? ai-je crié en posant "délicatement" mes couverts.
- Mais pourquoi tu t'énerves ?
(Je tiens à préciser pour ma défense que mes hormones se jouent de moi, ces jours-ci...)
- Parce que tu m'as dit qu'elle ne s'intéressait pas à toi comme si ça devait me rassurer alors que la seule chose qui me rassurerait serait que tu dises que TOI tu ne t'intéresses pas à elle !
- Mais c'est pareil !
- Pas du tout ! Parce que ça peut vouloir dire que si elle s'intéressait à toi, tu ne serais pas contre !
- Ah mon dieu, les femmes ! Je t'ai dit qu'elle n'était pas à mon goût.
- Oui mais c'est moi qui dois te faire rire. Les autres femmes ne sont pas rigolotes ! (je sais: je suis pitoyable, pitoyable, pitoyable et pitoyable.)
Pour le coup, Sergent a vraiment rigolé et m'a demandé:
- L'histoire d'Amélie ne te travaillerait pas un peu, par hasard ?
- Si.
Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas été jalouse de qui que ce soit que je ne me suis pas reconnue. C'était étrange... Comme si j'avais perdu ma "belle" assurance. Comme de par hasard, je commence un régime et mes hormones font le yoyo... Ce matin, ça me fait plutôt rire, surtout le fait de vous l'écrire ! J'aime écrire ce genre de textes: partager une "expérience" sans tomber dans le mélodrame pour mieux discuter de la vie après.
Vous vous êtes déjà surprises à être jalouses pour rien comme cette femme qui s'en est pris à Amélie... ou moi ? :-)
Les rivales imaginaires ne seraient-elles pas là juste pour nous transmettre un message sur nous-mêmes ?






















