Désolée pour les images coupées. Il faut que je les retaille une à une à cause du nouveau design :-(

Patience, patience... :-) 

Entries in Ma minute proustienne (3)

Dernière promenade

Hier, j'ai téléphoné à ma petite mémé pour le souhaiter un bon anniversaire. 90 ans, vous imaginez ? J'ai déjà du mal à me projeter jusque mes 40...

Avant de l'appeler, j'ai fait le tour de mes petits textes et photos. Le temps a passé à une vitesse folle depuis son déménagement ! Heureusement pour moi que ma petite fille est venue m'encombrer le corps et l'esprit à ce moment-là car je déprimais beaucoup à l'idée de cette rupture. Et puis, je m'y suis faite. J'ai revu ma petite mémé l'été dernier à l'occasion de notre première visite dans sa nouvelle région.

Voici un texte que j'ai écrit une semaine avant son départ. J'avais tellement mal que c'était plus facile pour moi d'écrire que pleurer. Ca m'a fait plaisir de relire ce texte car depuis, j'ai refait une ballade avec elle le long d'une plage. Ce n'était plus juste "elle et moi" mais c'était déjà ça. J'espère encore avoir la chance de faire quelques autres ballades avec elle (même si pour ça, je publie des tonnes de billets sponsorisés pour payer le train ;-pppp).

 

 

Cet après-midi là, Gisèle emmenait son fils Victor et sa propre grand-mère au parc…

Quatre vingt huit balais fermement accrochés à son bras gauche, vingt deux poussières volant de l’autre côté, elle attendait fièrement devant le passage piéton, souriant au monde avec assurance, malgré ses cheveux ébouriffés, ses baskets sales et le vieux tee-shirt de ménagère qu’elle n’avait pas pris le temps de repasser. Rien de cela ne lui importait. Elle était pour quelques heures le fil conducteur du temps, le pont entre deux générations éloignées qui ne demandaient qu’à s’aimer. Cela la transportait de bonheur et la grandissait plus que n’importe quelle paire d’escarpins n’aurait pu le faire.

Alors qu’ils s’engageaient sur le passage piéton, Gisèle sentit la main de sa grand-mère resserrer son étreinte sur son bras et celle de son fils lui filer entre les doigts. Elle fronça les sourcils, rattrapa aussitôt le chenapan et s’empressa de sourire à sa grand-mère pour la rassurer. Comme l’enfant qui veut montrer qu’il est assez grand pour traverser seul, Gisèle espérait prouver à sa grand-mère qu’elle maîtrisait pleinement la situation.

Mais, malgré tous les efforts qu’elle pouvait déployer, jamais elle n’avait l’impression que son aïeule la prenait au sérieux. Parfois, elle avait envie de lui crier qu’elle n’était plus une enfant mais une maman aussi. Une femme comme sa mère. Comme sa grand-mère. Comme elle, quoi. Mais la vieille dame ne semblait jamais le remarquer.

Elle préférait lui raconter comment elle avait aidé une certaine châtelaine à accoucher sous les bombardements ou comment son père avait disparu après l’explosion d’un pont par les Allemands…Aussi, Gisèle soupirait et se taisait, faisant mine d’écouter ces histoires qu’elle ne connaissait que trop bien.

Cet après-midi là, Gisèle ne soupira pas. Pas une seule fois.

Elle était contente, simplement contente de marcher aux côtés de la vieille dame. Tant pis si sa grand-mère la prenait toujours pour une enfant et son fils pour une mère trop envahissante, Gisèle voulait apprécier chaque instant avec eux car elle savait, elle se doutait…

C’était certainement la dernière fois que ce joli trio faisait une telle promenade…

et seulement la deuxième, en fait.

Secrètement, la jeune femme avait toujours espéré que sa grand-mère puisse s’occuper de Victor comme elle l’avait elle-même élevée, avec amour, tolérance, simplicité et rires. Mais le temps en avait décidé autrement.

La vielle dame allait déménager. Pas dans une de ces maisons où les murs étaient plus jeunes que les locataires. Non, elle partait pour commencer une nouvelle vie près de la mer, là où les parents de Gisèle résidaient depuis quelques mois. L’habitude voulait que les vieux regardent les jeunes partir loin d’eux pour le travail, l’aventure, la nouveauté et Dieu seul sait quoi d’autre… mais, dans ce cas précis, c’est la plus jeune qui restait et regardait ses aînés s’éloigner vers de nouvelles contrées. C’était comme une petite mort. Et Gisèle n’y pouvait rien à part faire son deuil. Elle avait déjà prévu de faire des tours et détours dans le quartier pour ne plus jamais passer devant la maison de sa grand-mère, la maison dans laquelle Gisèle avait encore sa chambre de jeune fille et qui bientôt serait vendue à un jeune couple.

Elle ne voulait plus jamais passer devant cette maison. Elle ne voulait plus jamais entendre son fils crier « Mémé, mémé » chaque fois qu’ils approcheraient de sa rue. Comment lui expliquer que la maison de mémé ne serait plus la maison de mémé et que personne derrière la porte verte ne lui ouvrirait avec un paquet de madeleines à la main ?

Gisèle allait devoir s’organiser car la maison de sa grand-mère se trouvait non loin de chez elle, sur la route d’à peu près tout sur terre, de ses rêves à ses souvenirs en passant par le cabinet du médecin, la poste, le supermarché… et il était hors de question qu’elle passe ne serait-ce qu’une seule fois devant le portail après le départ de la vieille dame. Les détours allaient donc être nombreux et prendre beaucoup de temps. Trente sept minutes pour aller à la Poste au lieu de treize, vingt minutes pour se rendre au supermarché au lieu de huit, vingt-six pour arriver chez le docteur au lieu de douze, en dehors des urgences, bien entendu… Une perte de temps que Gisèle comptait rentabiliser en évitant de craquer en pleine rue et d’inonder la chaussée des flots de ces larmes qu’elle redoutait tant.

Bien sûr, elle aurait préféré garder sa grand-mère près d’elle, rien que pour elle et pour son fils, les regarder se découvrir, apprendre à mieux se connaître, échanger leurs premières vraies conversations. Elle aurait voulu rentrer dans son vieux salon par un après-midi pluvieux et entendre la vieille dame raconter un de ses souvenirs d’avant-guerre au petit Victor, la bouche pleine de madeleines et les yeux ronds.

Gisèle aurait aimé s’occuper de la vieille femme jusqu’à son dernier souffle mais sa grand-mère avait catégoriquement refusé.

- Tu ne sais pas ce que c’est de s’occuper d’une personne âgée, ma fille ! C’est beaucoup de travail. Faut pas croire, je ne serais pas toujours aussi en forme ! Tu te souviens quand je devais changer les draps de ton arrière-grand-père ? quatre vingt dix kilos à bout de bras ! C’est pas une vie, ça !

- Mais, mémé, j’ai envie de…

- Tu auras bien assez de travail avec ton mari et tes enfants. Crois-moi ! C’est un service que je te rends en partant.

Gisèle n’avait pas envie de voir les choses de la sorte. Certes, elle se souvenait du temps que sa grand-mère avait passé à soigner ses arrière-grands-parents, de l’attention constante qu’elle leur avait prodigué, de la fatigue, des pleurs… mais elle se souvenait aussi des chatouilles sous les gros draps en flanelle, des histoires qu’elles se racontaient jusqu’à la nuit tombée, des câlins pour mieux dormir, des jeux dans le jardin quand les arrière-grands-parents faisaient la sieste, des tartes au sucre, du martinet poussiéreux qui n’avait jamais été décroché du mur, des confitures à la rhubarbe et des après-midi devant la vieille télé en noir et blanc . Pour tout ceci et plus encore, Gisèle aurait voulu rendre la vieillesse de sa grand-mère aussi douce et légère que son enfance l’avait été à ses côtés. Et puis, elle aurait voulu que son fils puisse connaître un peu mieux cette vieille grand-mère. Gisèle aurait voulu qu’il la voit avec ses yeux à elle, son cœur à elle, ses souvenirs… même si personne d’autre qu’elle ne pouvait regarder au travers de ses souvenirs avec les mêmes yeux.

Plutôt que de regretter, Gisèle décida de sourire au soleil et se colla contre sa grand-mère. Il faisait beau. Les yeux de la vieille dame ressemblaient à un lac de montagne étincelant au soleil. Ceux du petit garçon aussi.

Aux portes du parc, elle laissa Victor courir un peu devant et prit sa grand-mère par la main pour la diriger vers un banc à l’ombre. Deux vieilles dames aux cheveux mauve leur sourirent, une petite fille aussi. C’était toujours ainsi quand les générations se donnaient la main devant témoins. Le seul à ne pas s’attendrir sur le tableau fut certainement le pigeon qu’elles chassèrent du banc.

Aussitôt assises, grand-mère ferma les yeux et Gisèle dirigea les siens vers la fontaine où son facétieux gamin barbotait.

- Bon sang, il va être complètement trempé ! Mémé, je te laisse un instant…

- Vas, vas, répondit la grand-mère en ouvrant un œil. Il ne sait pas encore nager ?

- Bien sûr que non, s’écria Gisèle d’un peu plus loin, il n’a que vingt deux mois ! Et ce n’est qu’une fontaine, je ne vois pas le rapport.

- Ah oui, tu as raison… Au fait, tu sais nager, toi ?

- Ben oui, mémé. J’ai appris quand j’étais petite.

Sur ce, Gisèle sortit Victor de la fontaine et le coucha dans l’herbe pour lui ôter ses vêtements mouillés. Sa couche, au contact de l’eau, avait tant gonflé qu’on avait l’impression que le petit garçon était prisonnier d’un airbag.

- Je t’ai déjà raconté comment mon père avait appris à nager ?

Gisèle se tourna vers sa grand-mère en souriant. Bien sûr qu’elle savait comment son arrière grand-père avait été jeté à l’eau près de l’écluse mais elle la laissa raconter pour le simple plaisir de pouvoir converser avec elle. Et elle l’écouta, l’écouta… surtout une histoire, sa préférée. Elle faisait peur mais Gisèle ne s’en lassait jamais. C’était le fameux épisode de la gare. Sa grand-mère, alors jeune femme, s’était rendue à la gare avec sa mère pour prendre le train et visiter une amie. Comme elle était un peu sourde et que le hall de gare était bondé, elle n’avait pas entendu le sifflement, l’horrible sifflement qu’elle avait mille fois imaginé depuis… Celui annonçant la bombe qui allait tomber sur elle d’un instant à l’autre. Sa mère, elle, l’avait entendu et s’était enfuie sans demander son reste. Chaque fois que la grand-mère de Gisèle racontait cette histoire, elle en avait les larmes aux yeux et la voix qui chevrotait. C’est que sa mère l’avait abandonnée, vous voyez. Là, au milieu de la gare, tendant son ticket au guichet, elle s’était retrouvée seule, souriant au jeune homme qui allait compostait son billet quand la bombe s’était abattue sur eux.

- Oh, mémé ! Comme tu as dû avoir peur !

- Et non ! J’ai perdu connaissance avant de comprendre ce qui m’arrivait. Par contre, quand je me suis réveillais, il n’y avait plus personne debout autour de moi. Tout le monde était mort, même le jeune homme qui tenait encore mon ticket dans sa main.

- Quelle horreur ! Et tu n’en as pas voulu à ta mère d’être partie sans toi ?

- Bah, qu’est-ce que tu veux ? Elle ne savait pas ce que c’était que d’aimer…

Gisèle frissonna comme elle le faisait chaque fois qu’elle imaginait son arrière-grand-mère s’enfuir sans se soucier de la survie de son propre enfant. Elle embrassa son petit bout de Victor et remercia le ciel d’avoir épargné sa grand-mère lors de l’explosion de la gare. Certains disaient qu’elle avait dû se trouver près du cœur de l’explosion et que cela l’avait sauvée. D’autres que c’était le destin. Ou un ange gardien. Gisèle se plaisait à penser que c’était un peu de tout cela à la fois. Le plus important, finalement, c’est que sa grand-mère était avec elle dans ce parc, à cet instant. Le passé et le futur étant moins important que le présent.

Elles discutèrent ensuite de ce qu’elles feraient quand elles seraient loin l’une de l’autre. Victor riait aux éclats en tapant dans ses mains. La fontaine avait cessé de l’intéresser. Le visage de la grand-mère s’éclairait de petites taches de lumière tandis que le soleil jouait malicieusement entre les branches d’arbre. Pour rien au monde Gisèle ne voulait que cet instant s’arrête. Si seulement elle avait le pouvoir de figer le temps… mais elle ne l’avait pas et elle savait, elle se doutait…

Une nouvelle fois, elle partit à la poursuite de Victor, laissant sa grand-mère en plan sur le banc avec le bilan de sa vie. Le petit homme, lui, semblait mourir d’envie d’expérimenter cette bien étrange vie sans plus attendre.

- Attends, mémé, j’arrive !

Victor courait dans tous les sens. Gisèle courait après Victor.

- Tu sais que…

- J’arrive, mémé !

Les phrases de la grand-mère, à peine commencées, restaient en suspens chaque fois que la jeune femme s’élançait pour éviter bosses et blessures à son tendre chenapan.

Tant bien que mal, Gisèle surveillait son petit monstre et essayait de garder le fil, le fil des mots de sa grand-mère, du temps, de la vie, de l’amour… courant du passé au futur sans pouvoir s’arrêter sur le présent. Quand elle revenait près du banc assez longtemps pour écouter la vieille dame, elle découvrait le début d’une nouvelle phrase, pleine d’espoir, de promesses… et essayait, plus ou moins facilement, d’imaginer la chute de la précédente.

Un jour, elle ne l’imaginerait plus. Elle arriverait sans crier gare, mettant un point final à toutes ces histoires. Et Gisèle ne serait pas là…

… car c’était leur dernière longue promenade ensemble.

Posted on mardi, avril 15, 2008 at 08:56AM by Registered CommenterFlannie in | Comments13 Comments

Le libraire

« Le libraire le laissa partir sans faire plus attention à cet incident mais tandis qu’il se préparait une tisane aux orties, il se mit lui-même à s’interroger. Quels étaient les trois livres à emporter sur une île déserte ? »

C’est LA fameuse question à laquelle je ne peux jamais répondre. Tout comme ce fameux libraire, j’angoisserais à cette idée.

Le libraire, c’est le personnage principal du livre que je viens de terminer, un livre de 190 pages qui se lit d’une traite à l’heure du thé avec des petits biscuits sablés. Je suis « tombée dessus » par hasard un samedi soir alors que je sortais d’une librairie-papeterie dans laquelle j’avais mené un épuisant et – hélas – très infructueux raid cahiers. Il était exposé non loin des caisses, tout pimpant dans sa couverture jaune. Dessus, on y voyait une tasse dans laquelle trempaient plusieurs sachets de tisane. J’ai craqué sur les petites étiquettes des tisanes. Chacune portait le nom d’un auteur et un extrait de texte. C’était clairement suffisant pour me donner envie d’acheter tout de suite ce livre (je ne vous ai jamais dit que j’étais grande amatrice de tisanes ?) et j’ai commencé à le dévorer le soir-même pendant le match de rugby.

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En voici un extrait: 

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Je n'avais encore jamais entendu parler de l'auteur, Régis Sa Moreira, mai sje dois dire qu'il a un ton très particulier. Dès la première minute, j'ai été happée par cette histoire d'un libraire un peu différente. Plongée que j'étais dans ma rencontre avec ce personnage mi-émouvant mi-agaçant, je n'ai pas vu le temps passer. J'ai tout de même pris le temps de noter ceci, en page 23, suite à la note "J'aime lire", à vous, à moi et à notre passion commune pour la lecture :

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 Si je n'avais pas eu la chance de rencontrer mon bibliophage de mari par l'intermédiaire d'un copain, je crois que je serais bien allée chercher le prince charmant dans une librairie ou une bibliothèque. Pas vous ? :-)

Si vous en avez l'occasion, procurez-vous ce livre. Il m'a envoutée. Je ne le mets pas dans la liste de mes livres préférés car il lui manque un petit je-ne-sais-quoi que je ne pourrais expliquer. Toutefois, j'ai très envie de découvrir les autres livres de l'auteur.

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Avez-vous déjà lu un roman de Moreira ? 

Posted on jeudi, mars 13, 2008 at 06:34AM by Registered CommenterFlannie in | Comments17 Comments

Tribulations bloguesques

Plutôt que de terminer ma fiche de lecture, de finir la liste de mes 10 blogs préférés ou de vous donner mon avis sur Perlescence, il faut absolument que je discute de quelque chose aujourd'hui avec vous.

Il s'agit d'écriture.

Vous vous doutez donc que je peux en parler pendant des heures ;-) 

Quand je me suis inscrite sur Cosmopolitan et Ladies Room, je comptais bien m'amuser. J'ai d'abord mis des notes directement extraites de ce blog puis je les ai retirées car je trouvais que c'était un peu "limite". A quoi bon faire des copier/coller ? Je voulais juste m'amuser... écrire autrement... sur des sujets plus girly que mon blog, par exemple ;-)

J'ai alors commencé à rédiger mes propres petits articles mais je n'y ai pas trouvé l'amusement que je cherchais. Le pire, c'est que chaque fois que je les relisais après les avoir mis en ligne, je les trouvais détestables.

Vous savez pourquoi ? Parce que ce n'était pas "moi".

J'ai l'impression qu'au lieu de m'amuser, j'essaie d'être une autre. Peut-être est-ce parce que je m'imprègne inconsciemment du ton des articles que je lis avant d'écrire les miens. Toujours est-il que je finis par supprimer ces dits articles mais, comme j'ai très envie de partager le sujet avec d'autres, je reviens sur mon blog et... hop ! Je les écris aussi simplement que je vous parle, là, tout de suite. 

Vous avez déjà eu le même problème ? Est-ce que votre façon d'écrire diffère en fonction des environnements ? 

J'ai fini par me dire que ce n'était pas la peine de rester sur Cosmo et Ladies Room. J'ai cherché pendant 20mns avant-hier comment me désinscrire de Cosmo (ben oui, si on ne s'amuse pas, je ne vois pas l'intérêt !). Pas trouvé. Je me suis dit que je ferais pareil aujourd'hui sur Ladies Room mais j'ai ouvet mon mail  et lu "Bravo ! Votre article a été sélectionné pour faire la une aujourd'hui". (pas la peine de courir le lire, il parle de mon expérience chez Sephora.) :-) De plus, j'ai rencontré une autre blogueuse via LR. Et puis, peut-être que je réussirais un jour à faire connaître certains de mes textes via un de ces portails.

Je me dis que je vais y rester inscrite mais ne publier que des articles que j'aurais d'abord écrit "chez moi", sur ce blog. Il doit y avoir quelque chose de magique ici sur mon blog pour que ce soit le seul endroit sur le web où je réussis à écrire en restant moi-même tout en m'amusant. Je crois que j'ai la chance d'être "tombée" sur des lectrices qui me donnent vraiment envie d'écrire pour elles ;-)

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Vous avez déjà vécu la même expérience ? Etes-vous influencées par un certain environnement quand vous écrivez ?

 

 

 

PS: demain, je vais (Ne riez pas !) VRAIMENT mettre en ligne mon avis sur les produits Perlescence. A moins, bien sûr, d'avoir une nouvelle sensas' à vous raconter ;-) Perlescence, c'est une des notes fantômes de ce blog, celle dont on entend le râle quand on se connecte mais qu'on ne voit jamais apparaître. Elle est déjà écrite, voyez-vous, mais chaque fois que je me décide à la publier, j'ai envie de vous raconter autre chose ;-P

Demain, je la mettrai en ligne en me retenant de vous raconter encore je-ne-sais-trop-quoi. Cela me donnera le temps d'aller vous lire car je ne l'ai pas fait depuis le début de la semaine. Cela me manque un peu :-) J'ai des amis qui ne comprennent pas comment on peut passer du temps à discuter sur internet et créer des blogs alors qu'on ferait mieux de rencontrer des gens dans la "vraie vie". sic. Moi, j'ai vu beaucoup de mes amis cette semaine. J'ai même eu la chance d'en retrouver certains que j'avais perdus de vue. J'ai eu de super moments avec eux mais je dois bien admettre que vous m'avez manqué aussi...

J'arrête ici mes élucubrations. Je crois que ce sujet fera l'objet d'une très prochaine note ;-)

 D'ici là, je vous embrasse.

Je suis curieuse de savoir si vous avez aussi du mal à écrire selon les différents environnements (blog, portail féminin, forum, maison, boulot, fac...). 

 

 

Ah oui ! Pour finir, voici une citation de Milan Kundera que j'affectionne tout particulièrement (Kundera ET sa citation ;-)):

« Pour la première fois, je m'étais trouvé moi-même, […] j'avais trouvé mon ton, la distance ironique à l'égard du monde et de ma propre vie, bref, mon chemin de romancier ; en effet, ce n'est qu'à partir de ce moment que commence mon évolution littéraire continue qui m'a apporté, il est vrai, bien des surprises mais plus jamais aucun changement dans mon orientation esthétique. »

Posted on vendredi, mars 7, 2008 at 06:26AM by Registered CommenterFlannie in | Comments22 Comments